Pour le bien de cet évènement, je vais faire mon message en français. Je m'excuse aussi de dire ce message le lendemain de la fête, mais tous les Québécois festifs me comprendront facilement
Le 24 juin, c'est la fête nationale du Québec. La Saint-Jean Baptiste. Étant souverainiste, j'adore cette fête, mais ce n'est pas pour cette raison. Il n'y a aucun besoin d'être souverainiste pour fêter la St-Jean. Tout ce qu'il faut, c'est être fier d'être Québécois. Fier de nos ancêtres, fier de ce que nous sommes et avons réussi à garder face aux Anglais. Fier de cette paix que nous maintenons, fiers de notre culture que nous savons conserver, non pas par obligation, mais par amour de notre terre. Fiers de notre langue, de nos valeurs. Fiers de notre peuple fort, qui sait se tenir debout. Notre pacifisme ne nous rend pas un peuple moins puissant, au contraire! Nous sommes fiers de ce que nous étions, nous sommes fiers de ce que nous sommes devenus, et nous sommes fiers de ce que nous pouvons devenir. Oui, je vous le dis mes frères et mes soeurs, nous sommes fiers d'être Québécois!
St-Jean 2007. Méga Projet. Jo, Marrie, Vaness Gilbert, Val et moi. Ainsi qu'un paquet de monde que je connais pas, mais qui sont tous ben cool, soûls et gelés.
J'ai eu ben du fun, un vraiment bon trip. C'tait un mix d'émotions de fou. Étrangement, ma réaction était la bonne, rien de ce que j'avais pensé ne s'est produit. Aucune émotion négative, simplement une joie énorme.
Tout au long de la journée, j'ai pu réaliser de quoi ma vie manquait: d'aventure. Si un jour, le band peut marcher et qu'on fasse des shows, ça va en rajouter, mais je vais travailler sur ce point là. C'est ça ce qui me manquait depuis tout ce temps: de l'aventure. Je savais pas c'était quoi cette touche de nostalgie. C'était un besoin qui n'était pas comblé.
Je vais aussi travailler sur mon style, c'est une autre chose que j'ai réalisé: à quel point je l'avais mis de côté pendant longtemps. Il est temps que je change le style classique de "cheveux longs, jeans et T-Shirt de groupe". J'ai déjà les Converse, je vais m'effilocher une paire de jeans sous peu, m'acheter un chapeau à la Slash, un bracelet de cuir, possiblement un bandeau et ce dont j'ai envie depuis longtemps et qui est bien plus utile en plein été qu'un chandail noir: des chemises.
Je vais m'acheter une chaîne pour remettre ma croix dans mon cou. Et d'ici quelques années, je vais me faire faire ce tatou dont je rêve tant sur le bras.
Ensuite, la troisième chose que j'ai pu vivre à cette St-Jean: l'amour. Pas l'amour simple qui me semblait si extraordinaire, mais bien un nouvel amour. Un amour différent, plus fort, plus complexe. Quelque chose que je n'avais jamais encore vécu. Un feu qui s'est mis à brûler dans mon coeur, comme si on venait d'allumer tous les brasiers de l'enfer. J'en avais chaud, je ne pouvais pas me retenir de l'embrasser. Elle était si belle, si douce, si désirable. Je suis devenu fou, fou pour Elle, à ce moment là, Elle aurait pu me demander n'importe quoi, et j'aurais accepté. Mon bel amour. Je l'aime, Elle, et ce n'est pas près de changer. Je l'aime si fort. Je veux la garder près de moi pour toujours. C'est avec Elle que je veux vivre tous mes partys, mon premier joint, ma vie de musicien et aussi ma vie de parent. C'est maintenant bien clair dans mon esprit: c'est avec Elle que je vais finir mes jours.
Bref, maintenant, j'ai besoin d'un autre party. Pas quelque chose avec ma propre gang, mais j'aimerais quelque chose avec des gens que je ne connais pas aussi. Comme à la St-Jean. Connaître du nouveau monde. Essayer des nouvelles choses. Je veux vivre à plein, je veux ne passer à côter d'aucune occasion de faire la fête.
Ah, la St-Jean... Que d'amour il y a...
Vive le Québec libre!